+33 9 67 37 38 63 galerie@yvesfaurie.com
Sélectionner une page

PRESENTATION DE LA GALERIE

Yves Faurie a présenté à ce jour plus de 100 expositions. Il a débuté son activité dans l’art contemporain en mettant enplace en 1986, le festival de Sète à peindre, en lien avec lagalerie parisienne Beau Lézard et l’association sètoise sept et demi. De jeunes collectionneurs avaient fondé cette galeriealternative pour concrétiser la démarche du groupe BeauLézard lancé au début des années 80 à Paris, par Pierre Maraval, un ami proche d’Yves Faurie. Beau Lézard, mouvement informel d’artistes, organisait des événements médiatiques pour faire découvrir leur travail hors circuit traditionnel. Les plus notoires parmi ceux qui ont participé àces actions étaient les membres de la toute nouvelle Figuration Libre, Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas et Hervé Di Rosa; les pionniers américains du streetart, Keith Haring et Kenny Scharf; et des artistes d’horizons divers tels que Sophie Calle ou Ben par exemple.

Prenant le relai à Sète, en 1988, Yves Faurie a ouvert la Galerie Beau Lézard Sud. Sa première exposition, Papiers d’été, fut naturellement un show du quatuor de la Figuration Libre, puisque deux d’entre eux, Combas et Di Rosa, étaient Sètois.

Dès 1989, la galerie prit son nom actuel: Galerie Yves Faurie.Depuis, y ont été présentés des dizaines d’artistes. Le galeristea choisi une ligne majoritairement axée sur la peinturecontemporaine figurative, avec des expositions personnellesd’artistes tels que Rémi Blanchard, Hervé Di Rosa, Jean LeGac, Gérard Drouillet, Samantha McEwen, WilliamMacKendree, Jean-Pierre Formica, Patrick Loste, MarieHugo…Le goût d’Yves Faurie pour la figuration a été forgé à l’adolescence, par son amitié avec Yves Gastou qui allait devenir plus tard, le célèbre antiquaire de la rue Bonaparte. Touché par le souffle de cet ami esthète, le jeune Faurie adécouvert en même temps les valeurs classiques et les vertusavant-gardistes de l’art figuratif. Pour cette raison, les artistes qu’il défend en tant que galeriste, accordent pour la plupart ces deux tendances. Pour cette raison il prend souvent de risques en défendant des artistes encore peu révélés. La peinture étant pour lui un choix passionné, il entretient avec ceux qu’il défend, une relation complice et à long terme.

Yves Faurie a aussi élargi son empreinte de galeriste par la conception et l’organisation de grandes expositions collectives et événementielles réunissant des artistes de renom sur des thèmes marquants.

 La première était Les Déjeuners sur l’herbe, en 1992. Le fameux tableau de Manet ayant fait scandale en son temps, Yves Faurie a écritdans la préface du catalogue : «il n’existe peut-être pas d’autre tableau dans l’histoire de la peinture, qui ait encouragé tant d’interprétations, de regards et de passions.» En effet, si le sujet du tableau – une femme nue entourée par deux hommes habillés – avait scandalisé les spectateurs en 1863, le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet car le peintre abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. L’œuvre étant considérée comme fondatrice de l’art moderne, de nombreux artistes par la suite, se sont emparés du sujetMonet, Cézanne, et surtout Picasso qui en distilla de multiples versions. Marqué par cette œuvre, au début des années 90, Yves Faurie proposa à Hervé Di Rosa de produire une exposition personnelle sur ce thème. Les œuvres furent présentées dans sa galerie à Sète. Le résultat était surprenantla pièce maîtresse de Di Rosa se révélait totalement décalée par rapport à sa production consacrée. Le Déjeuner de Manet semblait avoir dévoilé chez Di Rosa, des perspectives insoupçonnées. Plus tard, le galeriste a souhaité poursuivre l’expérience avec d’autres. Ainsi est née la grande exposition «Les déjeuners sur l’herbe» (1994), à laquelle ont participé des artistes contemporains tels que Ben,  Alain Jacquet, Claude Viallat, Jean-Michel Alberola, Robert Combas, Lucas Mancione,Vincent Bioulès, François Boisrond, Daniel Dezeuze, LouisCane, Philippe Cognée, André Cervera, Christophe Meyer, Jean-Claude Meynard, Speedy Graphito, Pierre Maraval, Hervé DiRosa… L’exposition a été présentée au Centre Régional d’Art Contemporain (Sète), au 50 Avenue Montaigne (Paris), Palais des congrès (Perpignan)…

L’expérience ayant été fructueuse et passionnante, le galeriste a initié dix ans plus tard, un autre projet d’envergure,sur un nouveau thèmeDon Quichotte. Depuis l’enfance,Yves Faurie est un lecteur boulimique, il s’est abreuvé de tous les grands classiques aussi bien que des écrivains contemporains les plus affutés. Il a compris que le héros de Cervantes recelait un trésor narratif que les plasticiens pourraient explorer sans limites. Il demanda en 1996 à Robert Combas de peindre un Don Quichotte à sa façon. Le résultat l’encouragea à élargir la demande à d’autres peintres. Ainsi prit corps l’exposition collective «Autour de Don Quichotte»avec des œuvres de Robert Combas, Claude Viallat, Ben, Gérard Garouste, Pierre Maraval, Vincent Bioulès, GérardDrouillet, Patrick Loste, Louis Cane, Formica, Hervé DiRosa, Topolino Tanguy Loisance, Antoine De La Boulaye, Pierre François, Quim corominas, André Cervera, Jean Pierre Lebail, Gilles Dupuy. Une exposition présentée à ArtéNîmes en 2006 (Nîmes) L’Espace l’Encan (La Rochelle) 2006, puis au Palais des congrès de Perpignan. Enfin, à l’Institut Français de Madrid (2017)… Aujourd’hui, Antoine Faurie, se joint à son père afin de poursuivre la trajectoire de la galerie, et y apporter l’impulsion, la vision, l’enthousiasme de la jeunesse. Avec un goût inaltérable et partagé, entre père et fils, pour la peinture contemporaine.